Avenir de la foresterie en Abitibi-Témiscamingue
Promesses vagues et discours creux selon Québec solidaire
S’il est vrai que les solutions miracles n’existent pas pour remettre sur ses rails l’industrie forestière en Abitibi-Témiscamingue, Québec solidaire soutient que le Parti Libéral et le Parti Québécois font preuve d’un manque de responsabilité en s’en tenant aux promesses de leur chef respectif, et en laissant miroiter des programmes d’aide financière qui ne règlent en rien les problèmes actuels.
Pour Québec solidaire la crise qui secoue actuellement le monde de la foresterie est révélatrice d’un urgent besoin de changement. « C’est pourquoi nous croyons que tous les utilisateurs de la forêt doivent être entendus par le biais de comités locaux et dans le cadre d’États généraux. Il faut cesser de trouver des solutions temporaires à nos problèmes et commencer à penser à l’avenir, tant pour nos travailleurs que pour la forêt elle-même », rappelle la candidate de Québec solidaire Rouyn-Noranda-Témiscamingue, France Caouette.
La sylviculture : un exemple de promesse irresponsable
Lorsque les candidats du Parti libéral et du Parti Québécois, parlent de miser sur la sylviculture, savent-ils que les conditions de travail des sylviculteurs sont parmi les pires, tous métiers confondus, au Québec, que des débroussailleurs et des reboiseurs ne gagnent souvent même pas le salaire minimum lors de leur première saison de travail, qu’ils ne bénéficient pas de formation adéquate notamment en terme de santé et sécurité au travail avant d’aborder ces métiers parmi les plus risqués qui soient. Sont-ils conscients que c’est l’État qui rémunère indirectement ces travailleurs grâce aux crédits d’aménagement forestier accordés aux bénéficiaires de CAAF, cautionnant ainsi les conditions de travail de ces ouvriers?
Québec solidaire croit qu’avec des programmes de formation adéquats, la possibilité d’intégrer la sylviculture à l’économie sociale en misant sur l’avenir des coopératives sylvicoles et la recherche de nouvelles méthodes d’intervention et d’organisation de la main d’oeuvre, l’Abitibi-Témiscamingue pourrait devenir chef de file en matière de sylviculture au Québec. « C’est vrai que nous devons miser sur la sylviculture, mais on ne doit plus cautionner cette activité dans sa forme actuelle. Par ailleurs, ce n’est certainement pas en subventionnant encore plus l’industrie qu’on va donner plus de pouvoir aux régions. Le modèle qu’on tente actuellement de préserver à coups de millions de dollars nous appauvrit; c’est vrai pour tous les emplois reliés à la foresterie. Tant et aussi longtemps qu’on verra notre forêt comme une ressource à vendre pour des profits rapides, on favorisera l’incertitude et l’instabilité chez les travailleurs de la forêt et leurs communautés. » ajoute France Caouette.
Québec solidaire est un nouveau parti politique, voué à la défense du bien commun, qui fusionne justice sociale, féminisme, écologie, souveraineté et altermondialisme.



