Discours de François Saillant lors du «Rassemblement pour un Québec solidaire», le 15 mars 2007

De la politique, j’en fais depuis plus de trente ans dans le mouvement populaire. Mais sous la forme actuelle, c’est plus récent. Ça date de l’automne 2002, d’une rencontre avec Françoise David, sur la rue Masson, en plein cœur du quartier Rosemont.

C’était le début de D’abord solidaires, un mouvement d’éducation politique. Puis, il y a eu Option citoyenne, autre mouvement politique, mais partisan celui-là. Indiquant sa volonté de travailler à la formation d’un nouveau parti politique de gauche, féministe, écologiste, altermondialiste. Un mouvement formé très majoritairement de femmes, une première politique. Une nouvelle culture politique, une bien belle aventure.

Pendant ce temps, d’autres forces politiques de gauche s’unissaient. Vous vous souvenez, en avril 2001, les élections partielles dans Mercier, la coalition de gauche formée autour de la candidature de Paul Cliche, l’esprit de Mercier, les 24 % du vote recueillis. C’est ce qui a permis par la suite la formation de l’Union des forces progressistes, parti des urnes et de la rue. En  avril 2003, l’UFP a présenté 74 candidats et candidates dont Amir Khadir qui a recueilli 18 % du vote, toujours dans Mercier.

Aujourd’hui, il n’y a plus ni Option citoyenne, ni UFP. Il y a Québec solidaire. Aujourd’hui, on ne parle plus seulement de l’esprit de Mercier, mais aussi de celui de Sainte-Marie-Saint-Jacques: le ciment qui a pris entre des personnes qui n’avaient jamais travaillé ensemble, les 22 % du vote recueillis en avril 2006 par Manon Massé. Aujourd’hui, je suis candidat de Québec solidaire dans le comté de Rosemont et mon local de campagne est… sur la rue Masson. L’équipe qui m’entoure est extraordinaire. Malgré son état de santé fragile, Paul Cliche s’y implique.

Pour moi comme pour tant d’autres, une autre page est train de s’écrire. Et, croyez-moi, l’histoire est loin d’être terminée.