Pour une reconnaissance de l’eau comme «chose publique»
En cette Journée mondiale de l’eau, Québec solidaire Rimouski tient à rappeler que l’eau, plus qu’une ressource naturelle, est une ressource vitale pour laquelle il n’existe pas de produit de substitution. En effet, elle est essentielle à la vie elle-même et à la reproduction des milieux de vie.
Or, si notre planète est couverte à 70 % d’eau, une infime partie de toute cette eau, soit environ 3 % seulement, est douce.
Malgré cela, on assiste très tristement à l’échelle mondiale à une pollution, à un gaspillage et à une marchandisation de l’eau de plus en plus importants, qui mettent en péril la pérennité de la ressource dans certains secteurs, ainsi que la survie de plusieurs espèces.
Dans l’objectif de nous responsabiliser collectivement pour la protection à long terme de l’eau ainsi que de rendre l’État québécois imputable de la préservation des écosystèmes et de l’accès à l’eau pour tous et toutes, Québec solidaire entend inscrire l’eau dans le Code civil comme «chose publique».
«Ce concept», explique Guylaine Bélanger, candidate de Québec solidaire dans Rimouski, «vise à affirmer sans équivoque l’impossibilité de s’approprier l’eau. Par exemple, les eaux souterraines n’appartiendraient plus aux propriétaires fonciers, et ceux-ci devraient demander une autorisation avant de l’exploiter. Il ne s’agit pas de nationalisation, mais de donner à l’État québécois l’outil juridique lui permettant de mieux contrôler l’utilisation de l’eau et de mettre un frein au gaspillage. »
À l’heure actuelle, l'article 64 de la loi 134, adopté en décembre 2005 par l’Assemblée nationale, ouvre la porte à des partenariats public-privé (PPP) dans le domaine de la gestion de l'eau dans les villes québécoises. L'article stipule en effet que « toute municipalité locale peut, pour une durée maximale de 25 ans, confier à une personne l'exploitation de son système d'aqueduc ou d'égout ou de ses autres ouvrages d'alimentation en eau ou d'assainissement des eaux.» Québec solidaire Rimouski considère cet état de choses très dangereux.
D’autant plus que l’on sait maintenant que la privatisation de l’eau a constitué un échec massif dans plusieurs régions du monde.

