A tous ceux qui luttent pour le bien commun!

Un seul et même enjeu : notre bien commun

 

 

Que ce soit la défense des milieux humides, des derniers boisés dignes de ce nom ou la préservation d’un parc national (Îles-de-Boucherville) de l’envahissement du développement immobilier ; que ce soit la défense de notre système de santé publique, un meilleur support accordé à notre système d’éducation ou la sauvegarde de notre langue et de notre culture, l’enjeu est le même.  Il s’agit essentiellement de défendre le bien commun, en d’autres mots, ce qui appartient à tous et non à des intérêts individuels.  A chaque fois que nous acceptons de céder une portion de ce qui nous appartient, c’est une partie de nous-mêmes que nous vendons. A ce rythme-là, qui sait ce qui appartiendra au Québec dans 20 ans.

 

Serions-nous passés sans nous en rendre compte de la révolution tranquille à l’abdication tranquille ?  J’ose croire que non.  Malgré, le discours dominant du développement à tout prix et  de la privatisation, des citoyens osent se lever et exprimer leurs inquiétudes et leur dissidence. Bien sûr, ils ne sont pas toujours compris ou même correctement entendus.  Mais qu’ils ne s’en désolent pas trop, leur voix finira par porter.

 

Les enjeux liés à l’environnement et à la justice sociale étant d’une telle importance, il faut plus que jamais que les citoyens s’impliquent dans le débat public, qu’ils fassent savoir à ceux qui les dirigent que, loin d’abdiquer, ils entendent affirmer haut et fort leurs valeurs de respect de l’environnement et d’accès équitable aux soins de santé et à l’éducation.

 

En cette période de célébration de notre fête nationale, faisons savoir que, de la révolution tranquille, nous ne sommes pas passés à l’abdication tranquille, mais plutôt, à l’affirmation tranquille de qui nous sommes et de ce que nous souhaitons devenir.

 

Daniel Michelin

Porte-parole

Québec solidaire

20 juin 2007