Plateforme commune des candidates et candidats des Laurentides
Québec solidaire dans la région des Laurentides :
sur le socle de départ pour les élections.
Nous
étions nombreuses et nombreuses
à l'assemblée d'investiture.
L'enthousiasme, la détermination
et un brin de fébrilité joyeuse se sentaient dans l'air
Saint-Jérôme, 4 novembre 2008 - Malgré le caractère opportuniste de ce déclenchement d’élections par les Libéraux, Québec solidaire est prêt dans la région des Laurentides. Les sept candidates et candidats de Québec solidaire dans les Laurentides font front commun dans huit grands dossiers régionaux. Les candidates et candidats des circonscriptions d’Argenteuil, Bertrand, Blainville, Deux-Montagnes, Groulx, Labelle, Mirabel et Prévost dévoilent leurs priorités pour la grande région des Laurentides.
Le transport en commun
Le manque de transport en commun est un problème majeur pour toute la région. Québec solidaire souhaite développer un plan de transport en commun desservant adéquatement la région. Il améliorera la qualité du service du train de banlieue, notamment un horaire amélioré, sa fréquence, ses allers-retours et un effort pour mettre en place une technologie moins polluante. Québec solidaire fait également une priorité de l’amélioration du service d’autobus sur tout le territoire. Il faut développer une alternative au fait que l’automobile soit devenue un critère d’embauche auquel demandent de répondre de plus en plus fréquemment les employeurs et ce, sans aucun dédommagement pour l’employé. De plus, Québec solidaire mettra en place un programme incitatif au covoiturage et développera un programme d’autos partagées (type commun’auto).
La lutte à la pauvreté
Certains coins des Laurentides, particulièrement certains quartiers de St-Jérôme, sont aux prises avec une très grande pauvreté. Le caractère touristique des Laurentides a tendance à voiler le fait qu’il existe une très grande pauvreté dans les Laurentides. Il faut augmenter le salaire minimum des travailleurs et travailleuses à $10,00 de l’heure et hausser les prestations d’aide sociale. La lutte à la pauvreté passe aussi par l’introduction de mesures progressives d’accès gratuit à l’université et au cégep.
La lutte à l’itinérance est une priorité pour Québec solidaire. L’itinérance est une problématique qui s’est accrue sur notre territoire: pour contrer l’itinérance, il faut développer un programme qui répond aux particularités régionales et qui sera développé en concertation avec les intervenants spécialistes de la question.
Les logements sociaux
Il est urgent d’améliorer le programme d’accès aux logements sociaux. Québec solidaire s’engage à mettre en place un plan concerté de développement de logements sociaux pour tout le territoire des Laurentides. De plus en plus de travailleurs de l’industrie touristique et forestière viennent s’ajouter aux plus démunis et font face eux aussi à la difficulté d’accéder à des logements décents. Il faut construire 5000 nouveaux logements communautaires, coopératifs ou sociaux dans la région dans les cinq années à venir.
Il faut étendre les «allocations-logement» aux étudiants universitaires et du collégial qui éprouvent des difficultés importantes pour se loger durant leurs études. Cette mesure aura un double effet : les aider à se loger tout en réduisant leur niveau d’endettement à la fin de leurs études.
L’environnement
Saint-Jérôme est le pôle du développement technologique du transport terrestre avancé. Il faut investir dans ces technologies et permettre à notre région de rayonner à travers le Québec à cet égard. Développons des emplois dans ce domaine, supportons l’expertise développée ici. Québec solidaire veut également faire de notre belle région touristique des Laurentides l’avant-garde du tourisme écologique en préservant et en prônant une utilisation durable, surtout à cause de l'industrie forestière importante dans Labelle, nos lacs, nos rivières et nos forêts.
Plutôt que le développement à la «Disneyland», comme on fait au Lac Mirabel, faisons aussi de notre région un pôle régional de l’agriculture verte, en favorisant la mise en place et la croissance des initiatives agricoles biologiques et écologiques dans les Laurentides. Mettons en place une politique d’achat régional de nos produits.
Nous attendons aussi des municipalités des Laurentides qu’elles mettent en place le ramassage des matières dégradables (compost). Les Laurentides sont en retard de ce point de vue. Les problèmes vécus au site d’enfouissement de Ste-Sophie montrent qu’on ne peut plus repousser à plus tard la mise en place de tels programmes;
Québec solidaire s’oppose à l’exploitation de l’uranium dans le nord des Laurentides parce que c’est la population de toutes les Laurentides, et plus encore, qui serait ainsi mise en danger.
L’aide aux organismes communautaires et à l’économie sociale
Québec solidaire s’engage à implanter des mesures de reconnaissance et de valorisation publique des organismes communautaires autonomes et à faire en sorte que les travailleuses et travailleurs du milieu communautaire puissent avoir un salaire qui leur permette de vivre décemment. Il faut développer des mesures adéquates de soutien financier pour leur permettre de faire leur travail adéquatement.
Les organismes communautaires sont les intervenants de 1ère ligne, ils sont nécessaires et complémentaires aux services publics. Ils ne sont pas là pour suppléer aux lacunes des services publics, comme les gouvernements successifs ont eu tendance à les utiliser. Par leur proximité avec la population et les services qu’ils rendent, ils sont un maillon de la démocratie.
Le système de santé
Nous travaillerons ensemble dans la région à stopper la dérive du système de santé publique pour lui redonner son caractère universel et gratuit. Il faut que le gouvernement réinjecte de l’argent dans le système public, notamment en épargnant sur l’achat des médicaments. L’achat groupé de médicaments dans la région permettrait d’économiser des sommes appréciables pour les réinjecter ailleurs dans le système de santé.
De plus, une réorganisation simple, peu coûteuse, de certains services actuels permettrait déjà d’améliorer grandement l’accessibilité. Un exemple, il n’est pas normal qu’on doive attendre dehors, devant une clinique privée, durant 2 heures le matin pour voir un médecin dans la journée lorsqu’il pleut ou qu’il fait froid. Il y a des solutions peu coûteuses pour résorber ce genre de problème.
Améliorer les conditions de vie des femmes
Nous travaillerons également à favoriser l’établissement de maisons de naissance sur notre territoire et à lever certains obstacles auxquelles font face les sages-femmes pour exercer leur pratique dans les Laurentides.
Nous tenterons d’améliorer les conditions de vie des femmes en général et plus particulièrement aux conditions de celles qui doivent suppléer aux lacunes des services publics actuels.
La culture
Pour permettre aux artistes locaux de se produire, pour faire venir des artistes à la rencontre de notre population, il faut se doter d’une salle de spectacle. Cela fait plusieurs années qu’on entend que ce besoin se fait sentir. Mais il y a toujours des gens en autorité qui empêchent la réalisation d’un tel projet.



