Conférence d'André Frappier au Cégep de St-Laurent
«L'accès à l'éducation pour tous est un droit démocratique fondamental. Ce n’est pas un privilège et l’éducation ne doit pas être réservée aux privilégiés. Les frais de scolarité ne devrait pas être un obstacle à l’accès à l’éducation. Pourtant c’est le cas avec la hausse constante des frais afférents, tant sous les gouvernements péquistes que libéraux», tel est le message qu'André Frappier, candidat de Québec solidaire dans Crémazie, a tenu à livrer à plus de 150 d'étudiant-es collégiaux réunis au Cégep St-Laurent vendredi dernier.
Il rappelait que les problèmes financiers constituent déjà la première
cause d’abandon des études post-secondaires et ce pour 22,3 % des étudiant-es.
L’endettement dû aux frais de scolarité est un autre facteur qui nuit
considérablement à l’accessibilité de l’éducation. C’est pourquoi Québec
Solidaire est le seul parti en faveur de la gratuité scolaire. André Frappier souligne le courage des
étudiant-es du CÉGEP de St-Laurent qui défendent également la gratuité scolaire
à travers leur association étudiante et de la fédération étudiante dont ils et
elles sont membre : l’ASSÉ.
Il rappelait également que les droits forment un tout, qu’il s’agisse du droit à l’éducation, à la libre-négociation (dont ont été privé les travailleurs avec les lois anti-syndicales) ou à un environnement de qualité. Le retour au droit à la libre-négociation et à la libre association, ainsi que l’atteinte des objectifs de Kyoto, représente pour M. Frappier les principaux objectifs de Québec Solidaire.
Finalement, il a expliqué la position de Québec solidaire face à la souveraineté; pour notre parti, la souveraineté consiste à prendre en main notre avenir collectif que ce soit l’avenir de nos forêts, du secteur éolien ou de la gestion de l’eau. La souveraineté du Québec souffre particulièrement de la signature de l’Accord de libre-échange Nord-Américain (ALÉNA) qui confie notre souveraineté économique à un tribunal multinational non-élu situé en territoire américain. Cette accord avait été adopté en 1988 par le Parti Conservateur de Lucien Bouchard, avec l'aide de Jacques Parizeau et de Bernard Landry.

