Québec solidaire réclame une loi « anti-SLAPP » dans les plus brefs délais

 

Amir khadir, librairie pantoute, québec, 26 mai 2008

 

Ce midi à Québec, devant des journalistes à la Tribune de la presse, puis avec des militantEs et citoyenNEs à la Librairie Pantoute de la rue Saint-Joseph, nos porte-parole nationaux, Françoise David et Amir Khadir, ont réclamé du gouvernement Charest une loi « anti-SLAPP » dans les plus brefs délais.  Ils étaient accompagnés des porte-parole régionaux Martine Sanfaçon et Serge Roy et de membres de Québec solidaire de la région.

 

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de presse envoyé aux médias de la région.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour publication immédiate

 

Québec solidaire réclame une loi « anti-SLAPP » dans les plus brefs délais 

Québec, le 26 mai 2008    En point de presse national ce midi devant la presse parlementaire à Québec, Françoise David et Amir Khadir, co-porte-parole nationaux, ont réclamé du gouvernement Charest un projet de loi pour contrer les poursuites-bâillons (« SLAPP »).

Cette action de Québec solidaire fait suite au dépôt d’une telle poursuite abusive de la part de la compagnie aurifère Barrick Gold suite à la parution du livre « Noir Canada : pillage, corruption et criminalité en Afrique », publié chez Écosociété, une maison d’édition québécoise sans but lucratif.  Le livre présente des abus choquants et des actions pour le moins discutables de compagnies canadiennes présentes en Afrique, dans les domaines minier et pétrolier, notamment.  Barrick Gold, l’une des compagnies dont il est question dans ce livre, a déposé une poursuite-bâillon de 6 millions $ contre Écosociété, « avec pour seul objectif de l’écraser et de la pousser à la faillite » (source : http://slapp.ecosociete.org/).

Selon les deux porte-parole de Québec solidaire, la poursuite de Barrick Gold contre Écosociété « vise à étouffer la liberté d’expression des auteurs […] et de la petite maison d’édition progressiste », et démontre l’urgente nécessité d’une « loi anti-SLAPP », non seulement pour protéger Écosociété dans l’immédiat, mais aussi pour empêcher que d’autres grandes entreprises utilisent ce type de recours contre d’autres auteurEs et groupes de citoyenNEs : « il en va de la santé de notre démocratie ».

Après leur rencontre avec les journalistes à la Tribune de la presse de l’Assemblée nationale, Françoise David et Amir Khadir se sont rendus à la Librairie Pantoute, une librairie indépendante de la rue Saint-Joseph, au cœur du quartier Saint-Roch.  Après avoir acheté cinq exemplaires du livre « Noir Canada », Amir Khadir a expliqué qu’il y en avait un pour lui-même, un pour chacun des chefs des trois partis représentés à l’Assemblée nationale, et un pour Stephen Harper, une façon de souligner le peu d’empressement des partis traditionnels lorsqu’il s’agit de poser des gestes concrets en faveur de la liberté d’opinion et de la démocratie citoyenne.  

Les deux co-porte-parole nationaux étaient accompagnés de militantEs de Québec solidaire de plusieurs circonscriptions de la région, dont les deux co-porte-parole régionaux, Martine Sanfaçon et Serge Roy.   Ensemble, sur la rue Saint-Joseph, les solidaires ont distribué des tracts expliquant l’importance d’agir contre cette tactique anti-démocratique que sont les poursuites-bâillons et interpellant le gouvernement Charest : « Une demi-douzaine de cas depuis 3 ans, dont le dernier en date intenté contre la maison d’édition Écosociété, qu’attend le gouvernement pour agir ? »

Québec solidaire avait déjà communiqué le 21 mai, sur son site web national, son appui à Écosociété ; l’article en ligne fournit d’ailleurs le lien vers une pétition qui est appuyée par Québec solidaire, et qui a déjà été signée par un grand nombre de membres du parti, des dizaines d’organismes, et des milliers de citoyenNEs.

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Informations :

Responsable national des relations avec les médias : Francis Boucher, 514-710-0466

Contact régional (Capitale-Nationale) : Jean-Yves Desgagnés, 418-262-0387.