Autoroute Notre-Dame : « Ça veut dire plus de bruit, plus de circulation, plus de laideur et plus de problèmes de santé »
Montréal, le 8 mai - « Malgré les bonifications annoncées aujourd’hui, donner le feu vert au projet d’autoroute Notre-Dame, ça veut dire plus de circulation automobile, plus d’émissions polluantes, plus de laideur, plus de problèmes respiratoires chez les enfants et les personnes âgées, c’est aller contre l’avis de la Direction de la santé publique de Montréal et c’est malgré tout la volonté de la Ville de Montréal et de la ministre des Transports Julie Boulet. C’est aussi incompréhensible qu’inacceptable ! Ça l’est d’autant plus que la Ville de Montréal s’était prononcée contre le projet en 2002 et que plus de 4000 citoyens ont signé la pétition dénonçant le projet. La Ville prétend aujourd’hui qu’il n’y aura pas plus de circulation automobile dans ses rues, ce qui est un non-sens si l’on tient également compte de la construction du pont de l’autoroute 25 qui amènera plus de voitures en ville, c’est évident », déclare Gaétan Legault, candidat dans Bourget et fondateur de la Coalition pour humaniser l’autoroute Notre-Dame.
Par ailleurs, Québec solidaire dénonce le processus de consultations publiques commandé par la Ville et le Ministère des Transports à la firme Convercité. « C’est à peine si les citoyens ont été consultés et quand ils l’étaient, c’était pour donner leur avis sur la couleur des fleurs ou des bancs de parcs ! C’est pour le moins douteux sur le plan démocratique, qui plus est lorsque le rapport de la firme est rendu public le jour-même de l’annonce du feu vert au projet. Pourquoi cet empressement ? De plus, le rapport de la firme de ne tient aucunement compte de l’avis des citoyens de Bourget qui s’inquiètent de l’augmentation de la circulation sur la rue Notre-Dame à la hauteur de la promenade Bellerive », déplore le candidat.
« En lieu et place de ce projet nuisible, Québec solidaire propose un véritable boulevard urbain, un peu comme la rue Sherbrooke, où le transport en commun, les voies cyclables, les commerces de proximité et… les voitures cohabitent dans une relative harmonie. Voilà le projet que nous défendons depuis le début. Nous proposons également d’investir 1,2 milliards de dollars par année sur 5 ans dans le transport en commun parce que c’est payant. Dans une étude récente, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain indique que pour chaque tranche de 10 millions de dollars de dépenses, le transport en commun génère 1,7 fois plus d'emplois et 2,5 fois plus de valeur ajoutée que le transport privé en voiture. Il est grand temps de s’y mettre », de conclure la porte-parole de Québec solidaire Françoise David.

