Rabaska : un cadeau aux promoteurs, une plaie pour la région de Lévis

Avec le feu vert accordé par le  gouvernement de M. Charest au projet de terminal méthanier Rabaska, c'est notre respect des engagements pris en vertu du Protocole de Kyoto qui est mis à mal. C'est 125 000 tonnes de gaz à effet de serre supplémentaires qui seront rejetées dans l'atmosphère annuellement, l'équivalent de plus de 20 000 voitures roulant pendant un an sur les routes du Québec. C'est aller contre la volonté des citoyennes et des citoyens situés à proximité qui se sont clairement prononcés contre le projet. Pour toutes ces raisons, Québec solidaire dénonce vivement cette décision qui va à l'encontre des principes les plus élémentaires de développement durable.

"De l'avis de nombreux experts, les ports méthaniers de Rabaska et de Gros-Cacouna sont parfaitement inutiles pour répondre aux besoins énergétiques des Québécois à court terme. Les seuls bénéficiaires seront les promoteurs, aux dépens des citoyens situés à proximité qui verront des terres agricoles sacrifiées inutilement et une altération importante des beaux paysages de la région. Les populations de Beaumont, Lévis et de l'île d'Orléans s'inquiéteront, à juste titre, des risques d'accident à un endroit où la voie navigable du St-Laurent est étroite", affirme Françoise David, co-porte-parole de Québec solidaire.

"L'argument avancé par les promoteurs qui veut que le gaz naturel se substituera progressivement au mazout, très polluant, est séduisant mais ne tient pas la route. Ne vient-il pas d'être taillé en pièces dans une toute nouvelle étude ? Il existe de bien meilleures solutions de rechange. Québec solidaire propose d'investir dans les énergies vertes comme la géothermie, la biomasse et l'éolien plutôt que dans les énergies fossiles" poursuit Françoise David.

Par ailleurs, Rabaska aura des impacts importants sur la santé des résidents situés à proximité et même au-delà. L'avis négatif des agences de santé publiques concernées n'a manifestement pas été écouté. "Combien de fois a-t-on entendu M. Charest répéter qu'il faisait de la santé sa première priorité ? Avec cette décision, on voit à quel point cette fameuse priorité ne pèse pas lourd devant les intérêts des promoteurs" indique le Dr. Amir Khadir, co-porte-parole de Québec solidaire.