Conseil national : Québec solidaire en mode pré-électoral
Montréal, le 28 septembre – En conseil national ce week-end, Québec solidaire s’est mis en mode pré-électoral. « M. Charest est déterminé à aller en élections au plus vite. Par opportunisme, il se pose en ardent défenseur du Québec. Ne nous laissons surtout pas berner : il va nous servir encore la même recette perdante de laisser-faire économique, assaisonnée de privatisations, de PPP et de baisses d’impôts pour les plus riches. Des politiques qui, on le voit présentement aux États-Unis, mènent tout droit à l’appauvrissement et à la faillite. Pendant ce temps, l’opposition officielle se tait et le PQ tergiverse. Québec solidaire est le seul parti qui propose une véritable alternative politique, axée sur une économie équitable et écologiste », a affirmé la porte-parole de Québec solidaire Françoise David.
Pour une synergie CHUM-CUSM
Par ailleurs, le porte-parole Amir Khadir a présenté la position de Québec solidaire sur le projet du méga-hôpital du CHUM. « Il y a un sujet que personne n’ose aborder et qui est pourtant central. Pourquoi rien n’est-il fait pour éviter les dédoublements inutiles de services et de spécialités pointues avec le CUSM ? Dans un contexte de récession annoncée, pourquoi gaspiller des millions de dollars ? Nous demandons au ministre Bolduc d’avoir le courage d’exiger des synergies entre les deux centres de façon à mieux utiliser de précieuses ressources humaines et matérielles. »
Québec solidaire déplore également le climat dans lequel se déroule le débat sur l’emplacement du méga projet. « Dans ce dossier, trop d’acteurs, souvent issus des milieux d’affaires, essaient de tirer le stéthoscope de leur côté. Il est temps que ça cesse. Plutôt que de nous entredéchirer sur l’emplacement du super hôpital, définissons collectivement les besoins du Québec en service à la population, en enseignement et en recherche médicale de pointe. C’est en fonction de cette mission que l’emplacement du super hôpital devrait être choisi. C’est aussi en fonction de cette mission que devrait être déterminée la superficie requise pour le CHUM.
« À l’heure actuelle, le manque d’espace sert de prétexte pour diminuer le nombre de lits et de salles d’opération dans le projet du CHUM, pour mieux refiler au privé de lucratifs contrats de sous-traitance comme l’ophtalmologie, qui s’installent aux abords du site ! C’est scandaleux que le ministère permette au CHUM de financer ainsi l’implantation d’un réseau privé parallèle au Québec. Nous disons : s’il y a de l’espace pour le privé, il y en aussi pour le public. Ce que la clinique pour riches de Garou veut faire, une coop de santé peut le faire en mieux et en plus équitable », a conclu Amir Khadir.



